Slow food


Créée en 1986 par un critique gastronomique italien, Carlo Petrini, pour " s'opposer aux effets dégradants de la culture du fast-food» et à la frénésie de la «fast life», cette association internationale regroupe 82 000 personnes dans une centaine de pays. Slow Food prône «l'ecogastronomie» ou le plaisir de prendre le temps de faire son marché, de préparer son repas et de le partager autour d'une table avec, toujours en tête, un grand souci pour l'environnement et la production agricole et artisanale.

Le but: la biodiversité alimentaire et l'éducation au goût. Concrètement, au nom d'une «globalisation vertueuse», l'association a permis de sauver plus de 250 petites productions agricoles menacées dans le monde. En France, le navet de Pardailhan, le vin rancio sec du Roussillon et le porc noir de Bigorre lui doivent leur survie. Trente-cinq petites associations locales, les «conviviums», organisent des événements avec visites et découvertes de petites exploitations et dégustations à la clé. A Altamura, en Italie, un McDonald's a récemment fermé ses portes, incapable de lutter contre un magasin servant des produits locaux de qualité: pizzas, délicieux gâteaux, pain au blé dur, quiches des Pouilles...