Obscurité et déprime
Par Metakagoule, lundi 8 janvier 2007 à 01:10 - Bien-être - #49 - rss
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L'hiver est le terrain propice aux baisses de régime et aux dépressions saisonnières. Attention néanmoins : ces formes de dépression sont différentes, et bien les reconnaître permet de mieux les soigner. les coups de blues ou de cafard sont fréquents à l'approche du solstice d'hiver d'hiver et après celui-ci, lorsque nous avons à affronter de longues périodes d'obscurité. Mais ces petites déprimes sont à distinguer des autres formes plus graves de dépressions. On reconnaît les premières principalement à ce qu'elles ne nous empêche pas de vivre normalement. Elles n'entachent pas nos relations avec nos proches et ne nous empêchent pas de mener à bien nos activités professionnelles.
La dépression saisonnière
Ce mal touche plus fréquemment les femmes en raison des modifications hormonales provoquées par le manque de lumière. A noter que les hommes et les enfants ne sont pas épargnés. Plus on se dirige vers le sud, moins on remarque de cas de dépressions saisonnières : une preuve supplémentaire que le manque d'ensoleillement en est le principal responsable. Une des raisons probables est le fait que ce manque de lumière engendre une forte sécrétion de mélatonine, une hormone produite par l'épiphyse et qui gère notre besoin de sommeil.
Les symptômes sont ceux d'une dépression « classique » (irritabilité, état de lassitude, perte de libido, baisse de motivation...) avec un accent particulier mis sur le besoin immodéré de dormir et de manger du sucré. La dépression saisonnière peut sévir durant toute la durée des longs mois de l'hiver, empoisonnant la vie des individus atteints : prise de poids, problème relationnels et professionnels... il s'agit de ne pas se laisser faire !
Un remède naturel?
Comme pour les dépressions « classiques », la psychothérapie apporte au patient une aide véritable. Les antidépresseurs ont également leur efficacité, mais une solution alternative est possible. La « luminothérapie » (ou « photothérapie » pour les amateurs de racines grecques) part d'un principe simple : redonner au corps la lumière qui lui fait défaut. Des lampes spéciales ont été conçues pour dégager une forte luminosité mesurée en « lux ». Une demi-heure d'exposition par jour donne des résultats probants sur les patients, confirmés par des études très sérieuse.
Voilà pourquoi cette thérapie est en pleine expansion. Certains hôpitaux proposent des séances quotidiennes, ou bien le prêt de lampes spéciales (dégageant jusqu'à 10 000 lux) à utiliser chez soi. Les lampes de luminothérapie médicale sont également en vente directement pour les particuliers : elles peuvent prendre l'apparence d'un écran plat ou d'une lampe classique et diffusent une lumière à la foi intense et douce. Devant le succès, les constructeurs redoublent d'idées puisque des réveils « simulateur d'aube » et des lunettes de luminothérapie ont aussi vu le jour.
