Methode Pilates
Par Metakagoule, lundi 18 décembre 2006 à 14:58 - Forme - #9 - rss
La méthode d’entraînement physique Pilates n’a fait son apparition au Québec qu’en 1992. Elle était déjà très populaire aux États-Unis, où de nombreux acteurs et danseurs y ont recours - non seulement pour l’entraînement physique sérieux que requiert leur métier, mais pour soigner des blessures attribuables à une utilisation excessive des articulations1. Elle est aussi répandue en Europe, en Australie et ailleurs dans le monde. Ann McMillan, qui a ouvert le premier studio Pilates à Montréal, dit que la méthode se compare à un mariage entre le yoga et l’entraînement sur des appareils de type « Nautilus ».

Cette méthode se pratique sur quatre appareils, dont le principal, le « Reformer », est constitué d’un cadre de bois, qui a le format d’un lit, muni d’un plateau coulissant, de poulies et d’autres accessoires. Des ressorts permettent d’ajuster le tout à des tensions plus ou moins grandes. Le recours aux ressorts plutôt qu’aux haltères a l’avantage d’offrir une résistance contrôlable ainsi qu’une assistance au mouvement. Ce procédé est moins exigeant pour les ligaments et les tendons. Grâce à la polyvalence des appareils, on peut y pratiquer des centaines d’exercices différents.
Ces exercices sont laborieux, mais doux : sans mouvements brusques et sans chocs d’impact. Ils ne doivent jamais causer de douleur, ni surtaxer un groupe musculaire. Au contraire, un programme complet d’exercices vise à mettre en action, en alternance, tous les groupes musculaires, parfois dans des combinaisons inhabituelles. On insiste particulièrement sur les exercices pour le bas du tronc (muscles abdominaux et fessiers), région que Pilates, le créateur de la méthode, appelait la « génératrice ». On mise aussi beaucoup sur la respiration. Comme ils demandent une concentration certaine, ces exercices permettent une bonne prise de conscience de la fonction musculaire et de son contrôle.
Dans une forme « complémentaire » de l’entraînement Pilates, on a recours à des exercices au sol, dont plusieurs utilisent des « jouets proprioceptifs ». Ces objets (ballons, ressorts, élastiques) induisent des déséquilibres, ce qui incite le corps à faire appel à une série spécifique de muscles stabilisateurs.
