L'hypnose médicale contre les compulsions alimentaires
Par Metakagoule, mardi 5 décembre 2006 à 01:26 - Minceur - #44 - rss
Objectif : déprogrammer le rapport "émotionnel" à l'aliment et en développer une nouvelle perception.
Comment ça fonctionne ? La conscience qu'on a d'un aliment est toujours restreinte. Si une sucrerie équivaut à une récompense ou un "réconfort", même si elle calme mon stress, je reste soumise à cette croyance, je la subis alors que le reste de mon corps (mes hanches ou mes fesses, par exemple) vit son absorption différemment.
Il faut donc déplacer la perception. Un entretient préliminaire définit les associations d'idées en relation avec un ou plusieurs aliments. Ainsi, si la saveur est associée à une récompense et que la souffrance est liée à une prise de poids sur les hanches, il s'agit de vivre l'aliment non plus à travers la langue et le goût, mais à travers les hanches. Parce que modifier l'état de conscience, créer un état d'éveil permet d'influer sur le comportement, le thérapeute peut alors demander au patient de visualiser de l'intérieur la partie du corps victime de l'aliment et "suggérer" en fonction des ressentis douloureux (je me sens lourde ou sale après avoir mangé des pains au chocolat) évoqués pendant l'entretient. Ainsi, à nouveau placée face au produit alimentaire à éviter, cette partie du corps prendra le dessus sur la langue et le palais et enverra un signal de dégoût.
Protocole : on peut s'adresser à un médecin qui pratique l'hypnose, en solo ou pour des sessions par petits groupes qui réunissent, après un entretient individuel préalable, des personnes aux problématiques similaires. d'abord, la suggestion s'adresse à tous puis, dès que chacun lâche prise, des messages plus personnalisés lui sont adressés. On peut aussi associer cette démarche à une prise en charge plus globale de son problème corporel. Le thérapeute apprend aussi, lors de ces séances à pratiquer l'auto-hypnose, afin de réduire les risques de "sortir des rails".
Resultats : la perte de poids n'est pas le seul barème de la réussite. La modification du regard sur les aliments, la capacité à dire non importent tout autant. deux séances permettent de vérifier que le patient est réceptif. sinon, un bon thérapeute interrompt le processus. Si oui, trois à sept séances sont nécessaires. Attention au contexte (social, familial, publicitaire), qui fragilise énormément. Pour éviter ces échecs dus à la pression, envisagez des séances de maintient.
